Base articles

Les couteaux professionnelsBBI N° 140 - Dec. 16
La sécurité monte d’un cran

Utilisé par tous les corps de métier, à une fréquence plus ou moins importante, le couteau professionnel évolue de plus en plus vers la sécurité. Ce concept passe par le choix de modèles adaptés à la tâche, ergonomiques pour prévenir les TMS et la fatigue, et dotés de systèmes permettant de réduire le risque de coupures. Innovants, faisant l’objet de dépôts de brevets, ces couteaux s’inscrivent directement dans l’univers de la sécurité de l’homme au travail.

Toutes les entreprises, quel que soit leur secteur d’activité, utilisent cet outil de coupe qui se compose d’une lame repliée, en acier le plus souvent, enserrée dans un boîtier doté d’un mécanisme qui la fait avancer ou reculer, ou assemblée à un manche. Il apparaît dans les mains de tout opérateur dès qu’il s’agit de réceptionner de la marchandise pour couper un cerclage, fendre un film, ouvrir un carton ou un sac. Il est également employé pour des opérations d’ébavurage, notamment dans le secteur automobile pour la finition d’une pièce en plastique, ou encore dans le secteur du second œuvre bâtiment, chez les électriciens lorsqu’ils ont besoin de dénuder des fils par exemple, mais aussi chez les plaquistes, les poseurs de revêtements de sol souples ou de systèmes d’isolation. Le commun des mortels le surnomme volontiers cutter, une sorte d’anglicisme du mot couteau venu selon Wikipédia du terme Box Cutter, et devenu quasiment un nom générique pour désigner cet outil. En revanche, les spécialistes de la catégorie lui privilégient le terme de couteau, ce qui tend à différencier les outils professionnels du fameux cutter à lame pré-cassée.

Lame fixe et lame rétractable


Ce marché se distingue clairement en deux univers, les couteaux dits universels et les couteaux de sécurité. Les couteaux universels se composent d’une lame fixe, avancée à l’aide d’un curseur, qui se bloque en position de coupe dans le guide-lame, à l’aide d’une molette. Certains sont à simple ou double crémaillère pour mieux stabiliser la lame, ce qui favorise une coupe efficace et précise. Le déverrouillage de la molette permet à la fin de l’action de rentrer la lame.

A la fin des années 70, apparaissent les premiers couteaux dotés de lame à rétractation semi-automatique. La lame se rétracte dès lors que l’utilisateur enlève son pouce du curseur. Si les couteaux universels représentent des volumes conséquents, notamment dans le secteur du bâtiment où un milieu hostile en termes de poussières, d’humidité, d’habitudes de travail n’est guère compatible avec des mécanismes sophistiqués, la dynamique du marché repose surtout sur le couteau de sécurité, dont le modèle à lame semi-rétractable apparaît comme le premier niveau de protection. Force est de constater que les accidents du travail dus à une coupure figurent parmi les plus nombreux et ce d’autant plus que n’importe qui peut à un moment ou l’autre être amené à utiliser un couteau. Même si les données datent quelque peu, le chiffre sorti en 2001 par la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) parle de lui-même. Ce type d’outils de coupe a été responsable de 692 accidents à l’origine d’incapacités permanentes, sur 23 084 accidents survenus cette année-là, soit 423 678 journées perdues avec une incapacité temporaire. Selon l’INRS, « les coupures peuvent survenir partout dans l’entreprise et plus particulièrement dans les postes nécessitant l’usage d’outils coupants, perforants ou d’objets contondants. La première précaution consiste donc à imposer l’usage exclusif d’outils de sécurité fournis par l’entreprise. » Cet organisme précise que dans les grandes surfaces, on estime que 80% environ des accidents aux mains sont dus aux cutters et couteaux et dans ces magasins, les accidents du travail causés par l’utilisation d’outils à main sont aussi fréquents que ceux résultant des objets en mouvement accidentel ou des manutentions mécaniques.

Trois niveaux de sécurité


Si les couteaux de sécurité se développent dans les gammes de ceux qui proposent des outils de coupe, comme chez Wilmart ou chez Kopram, qui commercialise en France les couteaux Irwin, cet univers est dominé par les fabricants spécialistes de la catégorie, à commencer par l’entreprise internationale Martor, présente dans 70 pays, et le Français Mure et Peyrot, numéro un national et à la seconde place du podium sur le plan européen. Sans oublier Seeds, qui s’est lancé sur ce marché en 2014, en distribuant en France les couteaux des Américains Klever et Slice, ainsi que du Belge Knifeline.

La notion de couteau de sécurité exclut définitivement des mains des professionnels les modèles à lames fixes et surtout à lames pré-cassées qui, au-delà de ne prévoir aucun système de rétraction automatique, sont susceptibles de blesser l’opérateur et les personnes de son environnement si la casse de la lame entraîne la projection de morceaux tranchants.

Le niveau de sécurité le plus performant consiste à protéger complètement la lame. Cette dernière disparaît dans le corps de l’outil, n’étant donc jamais en contact avec la main, même si le couteau dérape. Par la même occasion, elle ne risque pas d’endommager la marchandise. D’où des couteaux au design bien identifiables, par exemple aux courbes rondes en forme de bec de canard ou d’escargot qui limitent donc l’exposition de la lame. Certains couteaux, bien reconnaissables par leur forme plate et leurs deux pointes permettant de pénétrer et de couper dans le papier et les films, disposent également d’une lame recouverte d’une sorte de capot de protection.

Le second niveau est lié aux mécanismes de sécurité avec dispositif de retrait automatique, chaque fabricant disposant de sa propre technologie, brevetée. En cas de différence de pression au cours de la coupe, la lame se rétracte automatiquement, même si l’opérateur garde la gâchette enclenchée ou le doigt sur le curseur. La lame rétractée peut être verrouillée au repos. Si la lame reste bien visible durant le travail de coupe, ce procédé minimise les risques lors d’un geste malencontreux, d’autant que l’utilisateur ne peut pas forcer le système.

Comme déjà mentionné, la rétractation semi-automatique présente un niveau de sécurité moindre et exige de respecter une méthodologie d’emploi simple. L’utilisateur sort la lame à l’aide de son pouce sur le curseur, l’engage dans la matière, retire son doigt du curseur, la lame faisant alors le travail de coupe. En cas de dérapage, elle se rétracte sauf si le doigt est resté sur le curseur pendant la coupe, bloquant son retrait... Ce qui devient dangereux. Martor accompagne ainsi ce type de produits de vidéos et d’affiches sur le poste de travail pour bien souligner l’importance de respecter les conditions d’utilisation.

Les limites de la sécurité

Actuellement, la demande du marché porte essentiellement sur les produits semi-automatiques, historiquement les premiers et ayant fait déjà leurs preuves en termes de réduction des blessures par rapport à une lame fixe. Par ailleurs, contrairement aux deux autres types de couteaux de sécurité, l’utilisateur conserve ici la maîtrise de sa lame, ce qui en fait un outil plus polyvalent, par exemple pour gratter, soulever une étiquette, etc., sans évoquer bien entendu les détournements plus dangereux relevant davantage du système D.

Certes, les couteaux de sécurité à lame entièrement protégée et à rétraction automatique ne conviennent pas à toutes les tâches. Le premier est souvent recommandé pour des matériaux peu épais, comme les cerclages ou les films d’emballage. A noter que certains modèles comportent une petite plaquette non tranchante ou un ergot sur le dessus, leur permettant également de gratter les étiquettes ou fendre le scotch des cartons. L’intérêt est de réduire le nombre d’outils dans la poche de l’opérateur et de faciliter le recours au couteau adéquat.

Avec un modèle à rétractation automatique, la lame risque de rentrer un peu vite dans le matériau lors de la coupe d’une matière souple, effectuée sans appui. En outre, elle est susceptible de se rétracter plusieurs fois avant que le travail soit terminé, au grand dam de l’opérateur. Ce couteau est donc particulièrement approprié pour la découpe de cartons ou de revêtements de sol, type moquette. Pour améliorer l’usage, certains fabricants, à l’instar de Mure et Peyrot, affirment travailler notamment sur les temps de rétractation de la lame.
Par ailleurs, certaines opérations comme par exemple l’entaille de la plaque de plâtre supposent l’usage d’une lame longue. Les plaquistes, heureusement habitués à manipuler ce type d’outils ce qui en réduit les risques, privilégient souvent des lames longues de 60 mm environ, larges (25 mm) et épaisses (de l’ordre de 0,76 mm), ce qui accroît leur puissance. De même, la tache est ardue dès qu’il s’agit de couper des cartons épais à triple ou quadruple cannelures. Pour les coupes avec force, Martor dispose par exemple dans sa gamme d’un modèle semi-automatique, équipé d’une lame trapézoïdale épaisse de 0,90 mm dédiée aux matériaux épais et solides, qui se positionne dans le poing à la manière d’un poignard.

L’ébavurage à l’heure du céramique

L’opération d’ébavurage est là encore rarement compatible avec des modèles automatiques et semi-automatiques. Pour cette opération de finition qui exige sans cesse des reprises, donc des variations de pression, le modèle automatique est inconcevable. Et il est difficile d’exiger des opérateurs qu’ils maintiennent en permanence leur doigt sur un curseur ou une gâchette d’un outil semi-automatique, à moins d’accepter un autre fléau, celui des troubles musculo-squelettiques et la perte de productivité. Les lames fixes sont donc privilégiées mais s’arrondissent à leur extrémité. Et lorsqu’aucune solution de sécurité n’est possible, le recours au port de gants s’impose, sachant qu’aujourd’hui existent des gants anti-coupures qui permettent de garder une excellente préhension et une précision des mouvements.
En ce qui concerne l’ébavurage, les couteaux à lame céramique constitue une alternative montante, même s’ils représentent un coût à l’achat plus important. Outre sa forte résistance, la performance de cette lame repose sur des arêtes vives que l’opérateur, en fonction de l’angle qu’il donne, va positionner sur la pièce. Convenant particulièrement sur les surfaces dures (donc peu dangereux sur les tissus mous d’un doigt...), le matériau céramique permet même de reprendre des métaux tendres. Certes, si cette lame présente une grande durée de vie, il est toutefois recommandé de ne pas la laisser tomber par terre... Certains fabricants conseillent de la démonter et de la ranger dans un coffret après utilisation.

Différents matériaux pour les lames

A l’instar des couteaux de sécurité de Slice, premier à avoir introduit ce matériau sur un couteau à lame rétractable, le céramique est également disponible pour la découpe. Dans ce cas, si l’outil tombe, la lame se rétractant automatiquement, elle est protégée. En revanche, dès que la lame est affûtée, elle devient tranchante, d’où des lames arrondies à leur extrémité pour amenuiser les risques. La lame céramique présente évidemment des qualités anti-corrosion comme la lame inox.

Différents types de lames existent ainsi sur le marché. La lame classique est en acier au carbone et plus sa teneur en carbone est élevée, plus performante est la coupe, avec une qualité constante dans le temps. Chez Mure et Peyrot, l’acier de base présente une dureté de 64 HRC à 1 ou 2% de carbone quand dans les couteaux de bricolage la teneur est à 0,7%. Chez Martor, les lames qui équipent les couteaux sont d’un acier qualité Solingen. Irwin de son côté mise sur des lames bi-métal, présentant peu de risques de casse et à la longévité supérieure à une lame acier classique. La lame céramique présente elle une durée de vie jusqu’à dix fois supérieure. Plus la lame est résistante, moins l’opérateur est dans l’obligation de la changer, ce qui améliore la productivité et baisse évidemment les risques de blessures. Le tranchant de certaines lames acier bénéficie même d’un traitement Titane pour en accroître la résistance, notamment lors de coupes spéciales comme la gomme épaisse. Par ailleurs, les lames sont parfois recouvertes d’un revêtement type PTFE qui diminue l’effort de coupe.

Il existe également sur le marché des lames en plastique longues pour couper le polystyrène et les mousses isolantes sans craindre là encore le risque de blessures. A noter que les lames peuvent présenter un simple, un double, voire un quadruple tranchant, système plus prisé outre-Rhin qu’en France. Lorsque l’un de ses tranchants est abimé, la lame peut être retournée sur un nouveau côté.

Profondeur de coupe


Les largeurs sont variables allant globalement de 8 ou 9 mm à 28 ou 30 mm. Plus la lame est large, plus donc elle est puissante d’autant qu’elle s’accompagne, comme nous l’avons déjà dit, d’une épaisseur souvent supérieure. Les épaisseurs sont également diverses, les épaisseurs standard se situant autour de 0,65 mm pour offrir le plus de polyvalence possible.

La profondeur est une autre caractéristique décisive permettant au couteau à rétraction automatique et semi-automatique de faire face à des épaisseurs plus ou moins importantes, sans générer de bourrage. Cette profondeur est généralement moins importante pour les modèles automatiques qui présentent rarement une ouverture supérieure à 10 mm, tout simplement pour des raisons de sécurité. Les couteaux semi-automatiques peuvent disposer d’une profondeur de coupe supérieure, par exemple jusqu’à 80 mm pour les outils qui permettent de couper les isolants, les mousses, les polystyrènes.

Côté formes, les lames droites et trapézoïdales, adaptées aux coupes les plus fréquentes, représentent l’essentiel des ventes. Les lames crochet s’adressent plutôt aux poseurs de sol pour découper la moquettes.

Interchangeable ou jetable


Autre caractère distinctif, le couteau est soit à lame interchangeable, soit entièrement jetable. Autrement dit, dans ce cas, la lame et le manche étant solidaires, l’ensemble est jeté lorsque la lame est émoussée. Moins coûteux, les couteaux jetables sont appréciés notamment pour l’équipement des intérimaires. Certaines industries refusent également de prendre le risque qu’une lame se détache. Reste que les entreprises sensibles à l’environnement refusent ce type d’outil, mêlant métal et plastique, qui ne peut être jeté dans la même poubelle.

Le changement de lame se distingue, lui, par plusieurs procédés. Tout d’abord la lame peut se changer manuellement, sans outil, ou à l’aide d’un tournevis. Ensuite, certains couteaux intègrent une recharge de plusieurs lames (jusqu’à 8), ce qui donne les moyens au professionnel d’avoir toujours des lames de rechange sur lui, procédé évidemment judicieux lorsqu’il travaille en hauteur. En outre, la présence d’un aimant intégré permet de prévenir la chute de la lame même lorsque le couvercle est ouvert.

La mise à disposition de l’opérateur d’un distributeur de lames facilite l’accès à une nouvelle lame, une par une, même s’il a les mains sales et huileuses. Cette solution diminue là encore les risques de se blesser.

L’ergonomie, gage de sécurité


La lame est actionnée soit avec un curseur, soit avec une gâchette. Pour un spécialiste comme Martor, le système à gâchette est plus ergonomique puisque l’effort est réparti sur sur plusieurs points, au cours d’un mouvement également plus naturel. La sécurité passe effectivement également par la notion d’ergonomie, notion non galvaudée dans les plates-formes logistiques ou dans la distribution où plusieurs centaines de colis sont déballés quotidiennement. L’utilisation d’un couteau peu ergonomique favorise en effet la crispation des muscles de la main et la venue de crampes et de tendinites, bref des troubles musculo-squelettiques aujourd’hui heureusement pointés du doigt par les services HSE des entreprises. Dans cet esprit, des modèles sont disponibles à la fois pour droitiers et gauchers.

Dès qu’il s’agit d’ergonomie et de confort d’utilisation, les revêtements élastomères, bi-matière, soft grip des corps métalliques des couteaux entrent en jeu, favorisant la préhension de l’outil. Le curseur dédié à l’avance de la lame peuvent également être caoutchouté.

Ainsi, le corps de l’outil peut être en métal ou en zamak pour ceux qui utilisent des solvants, ou encore en plastique ou en composite. Mure et Peyrot a également été le premier à lancer des modèles au corps en magnésium, ce matériau présentant la résistance du métal et la légèreté du plastique. Sur certains postes, où l’utilisation d’un couteau est intensive, le poids de l’outil n’est effectivement pas neutre. Toutefois, certains opérateurs aiment aussi bien sentir l’outil en main, ce qui exige un certain poids.

Outillage ou EPI ?


Compte tenu de ces multiples caractéristiques, les spécialistes du couteau de sécurité n’hésitent pas à accompagner le revendeur chez son client pour étudier le poste de travail et définir le couteau de sécurité le plus adapté. En fonction de la nature de la coupe, du matériau travaillé, de l’intensité mais aussi du milieu dans lequel la coupe est effectuée, l’objectif est de définir l’outil le plus adapté.

Ainsi, dans le domaine alimentaire, les lames inox composées de 12,5% au minimum de chrome selon la réglementation européenne (13% pour la réglementation française) s’imposent, évidemment, comme dans tout milieu soumis à l’humidité ou qui exige de nettoyer régulièrement l’outil. Mais la démarche va bien au-delà. Les outils de coupe sont conçus dans des plastiques ou métaux détectables, leur permettant d’être repérés par des détecteurs ou appareils radiographiques si un élément tombe en cours de process. Leur couleur bleue, que l’on retrouve peu dans les aliments, permet une détection à l’œil nu plus rapide. Pour répondre aux exigences de l’industrie aéronautique, Mure et Peyrot a également conçu des couteaux au manche photoluminescent, repérable facilement dans le noir. Par ailleurs, les manches de certains couteaux peuvent s’accrocher à la ceinture, restant toujours sous la main de l’opérateur et évitant tout risque de chute.

Certes, le client final a souvent tendance à se rééquiper à l’identique, optant bien souvent pour des outils à la sécurité accrue seulement après l’accident. Si des formations sont effectuées par les fabricants auprès de la force de vente des distributeurs, si des vidéos explicatives sont disponibles, le besoin de sensibilisation à l’anticipation des risques reste important pour inciter l’entreprise utilisatrice à ne pas se cantonner sur ses couteaux habituels. Évidemment, la largeur et la profondeur de gamme des spécialistes montre bien que le choix de cet outil de coupe n’est pas anodin et que chaque type de couteau est l’opportunité de proposer des outils mieux adaptés au travail concerné. En ce qui concerne les seuls couteaux de sécurité, plus de 45 modèles sont commercialisés chez Seeds, plus de 120 chez Mure et Peyrot et 145 sont répertoriés chez Martor. Évidemment, cela interpelle et incite à se poser des questions. Reste que si couteau de sécurité fait intégralement partie de la sécurité de l’homme au travail, il cherche quelque peu sa place dans les points de vente : rayon outillage ou rayon EPI ?

Agnès Richard


Outifrance commercialise ce cutter ergonomique en alliage de zinc avec grip confort antidérapant et glissière en acier inoxydable. Il dispose d’un bouton de réglage de lame à double fonction : la partie arrière du bouton permet de sortir et de maintenir la lame dans sa position, comme sur un cutter standard, tandis que sa partie avant permet de sortir deux segments de lame qui se rétractent automatiquement dès relâchement, comme sur un couteau de sécurité.

Le fabricant Tajima a conçu le modèle Quick Back double fonction, cutter de sécurité à lame auto rétractable et cutter classique. Il est équipé d’une lame 18 mm Razar Black haute performance, avec revêtement anti-rouille et anti-adhésif. Une lame trempée, à l’extrémité du guide, sert à ouvrir les pots de peinture, à dégrafer, à visser, etc., tandis que l’aileron en bout de manche permet l’ouverture de cartons sans endommager le contenu.

Le cutter sécurité à lame auto-rétractable de Wilmart (lame trapèze et maxi trapèze) dispose d’une face en ABS et d’une face élastomère adhérente côté paume pour un meilleur maintien dans la main. La sortie sortie de la lame s’effectue par pression des doigts sur le levier. La rentrée de la lame est automatique.

L’Américain Klever (commercialisation Seeds) a conçu une version premium et ergonomique de son cutter de sécurité jetable Klever Kutter. Son tranchant de 12 mm permet de couper les cartons double canelure, les films étirables, les cerclages plastique et autres scotchs. Il dispose d’ailleurs d’un embout spécial scotch. La lame est protégée afin d’éviter les risques de coupure et de protéger le contenu des emballages. Son coloris bleu et son métal étant détectable, il convient pour le secteur agro-alimentaire.

Ce couteau de sécurité d’Irwin (commercialisation Kopram) permet de réduire les risques de coupures accidentelles grâce à son mécanisme de lame auto-rétractable à deux positions pour une manipulation sûre. Il inclut une lame sécurité en bi-métal présentée comme pratiquement incassable et durant trois fois plus longtemps que la plupart des lames en carbone. Cet outil est également ergonomique, léger, confortable même en cas d’utilisation prolongée.

Le Secupro 625, nouveau couteau de sécurité Martor, se positionne clairement dans la catégorie premium. Ses formes galbées et sa grande gâchette lui confèrent une ergonomie optimale pour un travail sans fatigue. Son manche en aluminium robuste est doté d’une zone antidérapante. Sécurité très élevée : sa lame se rétracte automatiquement, même si la gâchette reste actionnée. Son importante profondeur de coupe permet de trancher aisément et sûrement différents matériaux : cartons épais, caoutchouc, PVC.

Mure & Peyrot a développé Blaye, un trio de couteaux spécialement étudiés pour dénuder les câbles électriques. La pointe de la lame, en acier, permet d’ouvrir la gaine protection des câbles tandis que le corps de la lame permet de couper cette gaine. Il existe en 3 tailles, différenciables rapidement grâce à leurs coloris respectifs, afin de couvrir tous les diamètres de câbles électriques couramment utilisés. Côté sécurité, la pointe de la lame est protégée par un capuchon, de même que l’accès au corps de la lame, afin d’éviter tout risque d’accident.

Top Metro propose un cutter professionnel avec 3 lames sécables, doté d’un corps en ABS avec grip en caoutchouc pour une bonne prise en main. Il dispose également d’un guide-lame en acier inoxydable avec blocage de la lame par curseur pour plus de sécurité et d’un réservoir de deux lames de rechange.


Le couteau Electricien de Morakniv a été spécialement conçu pour s’adapter au travail minutieux de l’électricien. Il peut s’utiliser quelle que soit l’épaisseur des fils et des câbles. Un protège-doigts est intégré dans la lame afin d’effectuer un travail de précision en toute sécurité et le manche en caoutchouc offre une prise en main confortable et agréable. La longueur de la lame est de 21 mm.


Avec le Smarty, le fabricant américain Slice (commercialisation Seeds) a revisité le cutter classique avec un design élégant et ergonomique, associé à une lame céramique. Par rapport à l’acier, cette dernière ne rouille pas, ne s’oxyde pas, garde dix fois plus longtemps son tranchant et est bien moins dangereuse pour la peau.


Le modèle Longcut Ceramic du Belge Knifeline (commercialisation Seeds) est un cutter classique semi-automatique avec une lame céramique longue (40 mm) non sécable. Il offre la polyvalence du cutter lame longue classique avec la performance et le niveau de sécurité supérieur offert par la lame céramique, cette dernière étant non sécable et présentant moins de risques de coupure.




1