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Levage : L'EtoileBBI N° 126 - Mai 15
Le levage croit toujours en sa bonne étoile

Figure de référence dans le domaine de l’accessoire de levage, la société L’Etoile s’appuie depuis toujours sur le savoir-faire de son site de production de Vivier-au-Court, dans les Ardennes, et sur une culture d’entreprise basée sur le service et le client. Des valeurs que son nouveau dirigeant entend bien pérenniser et développer dans les années à venir.

La société L’Etoile a ouvert début 2015 une nouvelle page de son histoire. Créée il y a un peu plus de 120 ans, à Vivier-au-Court dans les Ardennes, l’entreprise spécialisée dans la fabrication et la commercialisation d’accessoires de levage et de fixation, s’appuie sur un nouvel actionnaire, Thibault Stévenin. La famille Dury, précédemment à la tête de l’entreprise, vient en effet de passer la main pour une transmission qui s’effectue dans la continuité. De par sa formation d’ingénieur et son expérience professionnelle, le nouveau dirigeant connaît d’ailleurs bien le métier de la forge et de l’estampage. « Mon leitmotiv est la pérennisation et le développement de l’activité de la société avec un souci de consolidation mais surtout de développement de nos services et produits afin de mieux répondre aux attentes de nos clients ».

Une référence dans le levage

Le fabricant ardennais a su, il est vrai, cultiver ses atouts au fil des ans sans jamais se départir de son expertise en matière de forge et d’estampage et sans, pour autant, rester replié sur ses acquis. Il a notamment su saisir les opportunités offertes par les évolutions technologiques pour mieux asseoir son activité et accompagner les besoins de ses clients. Ceci lui a donné les moyens d’assurer sa stabilité, tant en termes de ventes que d’effectifs. La société réalise ainsi aujourd’hui un chiffre d’affaires de 2,6 millions d’euros et emploie vingt personnes, dix-sept à Vivier-au-Court et trois à Pantin, en région parisienne, où elle dispose d’un espace de stockage de 1 200 m2.

Spécialisée à Vivier-au-Court dans la forge et l’estampage d’accessoires de levage – anneaux, crochets, tendeurs, systèmes de fixation et d’arrimage –, ainsi que dans la fabrication de tiges filetées au pas trapézoïdal et de leurs écrous, sans oublier l’estampage et l’usinage de pièces en inox, l’Etoile est ainsi devenue l’une des références de son secteur d’activité. Son service d’études a d’ailleurs participé à l’élaboration de la norme Afnor pour les anneaux de levage. Certifié Iso 9001 version 2008 depuis 1994, le site a investi récemment dans deux centres d’usinage et s’apprête à acquérir un tour à commandes numériques pour gagner encore en rapidité et en souplesse d’exécution. « Notre position de fabricant nous permet d’avoir des délais très courts et de pouvoir répondre à des besoins spécifiques, même pour des petites séries » explique Thibault Stévenin. Actuellement, l’entreprise travaille sur la mise en place d’un ERP, projet qui devrait aboutir fin 2015 début 2016 et lui permettre de gagner encore en performance.

Traçabilité interne

Répondant à tous les besoins des professionnels en matière de levage, manutention, entretien, aménagement de locaux industriels et parcs machines, le catalogue du fabricant (7 500 références) comprend ainsi une majeure partie de produits fabriqués en interne et se complète de produits de négoce ne relevant pas de la forge et de l’estampage. Si le savoir-faire de L’Etoile s’est enrichi ces dernières années des évolutions demandées par le marché en termes de qualité d’acier, de traitements de surface et donc de caractéristiques mécaniques supérieures, ou encore en intégrant l’estampage et l’usinage de pièces en inox, le peu d’innovations dans ce secteur d’activité l’a incitée à se distinguer par la qualité de son service, ce qui la différencie aussi des produits issus d’approvisionnements plus lointains. Ainsi, si tous ses produits sont marqués, conformément aux normes françaises et européennes, le fabricant associe un code à chaque article fabriqué, ce qui permet un suivi complet, depuis la rentrée de la matière première jusqu’au produit fini.

Cette culture du client permet à l’entreprise de s’appuyer aujourd’hui sur environ 8 000 comptes clients, desservis en direct et via les distributeurs de quincaillerie-fourniture industrielle (20% de son chiffre d’affaires). Le spécialiste du levage est ainsi présent chez de nombreux grands donneurs d’ordre, dans des secteurs d’activité variés comme le nucléaire (Areva), le transport (SNCF, RATP), les chantiers navals, le machinisme agricole, la chaudronnerie-serrurerie, la charpenterie métallique, les entreprises de levage, la mécanique générale…

Une présence web dynamique

Si l’entreprise ne dispose pas d’une force de vente terrain, elle ne néglige pas pour autant la proximité avec ses clients, en témoigne son écoute de leurs besoins et sa réactivité. Très concrètement, toute commande de produits sur catalogue reçue avant 15 heures est expédiée le jour même, depuis Vivier-au-Court ou Pantin, en fonction des produits, pour une réception dans les ateliers le lendemain avant 13 heures pour les produits d’un poids inférieur à 30 kg. Pour les colis plus importants, le délai d’acheminement est de 48 à 72 heures selon les destinations.

Par ailleurs, les spécialistes de l’entreprise se déplacent évidemment chez les clients pour mieux étudier leurs problématiques spécifiques, leur apporter des solutions techniques et répondre à leurs attentes en matière de formation et d’information, notamment en ce qui concerne les évolutions des normes, une demande croissante. « Nous nous efforçons également de répondre le jour même aux appels d’offre » précise Philippe Drumel, responsable du site de Pantin.

L’entreprise utilise également les atouts du mailing pour communiquer avec ses clients, sur toute nouvelle actualité ou opportunité commerciale, ou encore faire de la prospection. « Nous menons une campagne de prospection annuelle par mail, ce qui nous permet de compter environ deux cents nouveaux clients chaque année. De même, nous relançons systématiquement les clients qui ne nous ont pas commandé de produits au cours de la dernière année. Ce qui nous permet de réactualiser notre base clients » ajoute Thibault Stévenin.
L’Etoile capitalise effectivement sur les nouvelles ressources générées notamment par internet et ce d’autant plus qu’elle dispose d’un service web en interne. Depuis octobre 2014, elle s’est dotée d’une boutique en ligne ouverte à tous ses clients, qui reprend le 20/80 de son offre moyennant un minimum de facturation de 50 euros. Son catalogue autrement disponible en papier, est également téléchargeable dans sa version numérique sur ce site qui permet aussi aux clients de questionner l’entreprise directement. Par ailleurs, les bureaux d’études qui ont intégré les produits de L'Etoile dans leurs abaques ont la possibilité de télécharger gratuitement ces produits en 3D via le site Traceparts. « La mise à disposition d’une telle bibliothèque de modèles, complète, régulièrement mise à jour et adaptée aux divers systèmes de CAO/DP constitue une réponse hautement productive aux besoins des bureaux d’études. »

Agnès Richard


Une aventure de plus de 120 ans

L’Etoile est née en 1924 de la fusion de deux activités de l’entreprise ardennaise Samson et des usineurs d’Aubervilliers. Créée en 1892, à Vivier-au-Court, Samson était d’abord spécialisée dans le charronnage. Avec la création de L’Etoile, une nouvelle direction est donnée à la production. Progressivement, la fabrication d’accessoires agricoles est abandonnée au profit de l’estampage d’accessoires de levage (anneaux et écrous de levage, crochets, manilles, tendeurs , chapes mâles et femelles...) et à l’usinage des pièces brutes (filetage, perçage, taraudage, chariotage...). Après la seconde guerre mondiale, un nouveau virage est pris avec la fabrication de tiges filetées au pas trapézoïdal avec des écrous associés, de boulons d’ancrage de différentes formes, d’étrier filetés, ainsi que l’estampage et l’usinage de pièces en inox. L’entreprise s’appuie alors sur deux centres de production, dans les Ardennes et à Pantin, en région parisienne. Ce site francilien abandonnera son activité de fabrication en 1995 et tient aujourd'hui en stock la majeure partie des articles présents au catalogue de l'entreprise, en complément du stock ardennais.





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