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Protection de la personne : Les chaussures de sécuritéBBI N° 138 - Oct. 16
Vecteur de bien-être au travail

Participant, comme tout autre produit relevant de la protection de l’individu, à protéger l’homme de certains dangers inhérents à une activité professionnelle, les chaussures de sécurité présentent la particularité de favoriser sans doute plus que tout autre le bien-être au travail, avec toutes les retombées positives qui en découlent. La recherche d’un confort toujours plus grand est ainsi une préoccupation majeure des fournisseurs qui cherchent aussi à satisfaire l’attente très forte des utilisateurs en produits ‘‘lookés’’ reflétant les tendances de la mode. Tout l’art pour les fabricants consiste donc à trouver le meilleur compromis possible entre respect de la norme, confort de port et aspect extérieur du produit, des impératifs pas toujours faciles à concilier. Pour assurer leur pérennité sur un marché très concurrentiel qui ne progresse plus, du moins en France, les marques de fournisseurs de chaussures de sécurité doivent rechercher à se démarquer par une offre véhiculant une image forte et une innovation technique réelle.

Même si la fabrication des chaussures de sécurité s’est en partie automatisée depuis que les Français Mille et Jallatte en importèrent le concept des Etats-Unis au lendemain de la seconde guerre mondiale, cette fabrication comporte aujourd’hui encore diverses opérations manuelles. Schématiquement et chronologiquement, la fabrication d’une chaussure de sécurité à semelle injectée (le procédé le plus utilisé pour des raisons sur lesquelles nous reviendrons) consiste à découper sur des presses des pièces (de cuir ou d’une autre matière) qui formeront la tige de la chaussure, une fois assemblées par piqûre. La tige est ensuite assemblée à une semelle dite ‘‘première de montage’’ sur une Strobel (du nom de la marque de la machine spécifique utilisée pour ce type de piqûre). L’embout protégeant l’avant du pied des chocs et de l’écrasement est ensuite positionné manuellement. La semelle extérieure puis la semelle intermédiaire (également appelée semelle de confort) de la chaussure sont alors injectées sur l’ensemble ainsi obtenu placé sur une forme (un moule, généralement en aluminium, antérieurement fabriqué et définissant la forme de la chaussure) équipant un carrousel d’injection. Une semelle dite de propreté destinée à optimiser l’hygiène du pied est ensuite placée à l’intérieur de la chaussure de sécurité. Pour répondre à certaines exigences de la norme (cf. encadré), une chaussure de sécurité peut s’équiper d’une semelle supplémentaire, positionnée entre la semelle intermédiaire et la première de montage, destinée à prémunir la plante du pied de la perforation.

Domination de la technologie de l’injection

Ecartant tout risque de décollage de la semelle, donc bien adaptée à des conditions d’utilisation exigeantes comme il peut en exister dans le BTP et dans l’industrie, l’injection est la technique d’assemblage tige/semelle extérieure la plus répandue. Selon les indications de plusieurs fabricants majeurs du marché, les chaussures de sécurité à semelles injectées représenteraient 70% à 90% de l’offre proposée sur le marché. Cette technologie apparue dans les années 1990 et dont l’amélioration régulière a suivi celle du polyuréthane, la matière la plus fréquemment utilisée pour l’injection des semelles de marche, a en effet suscité des adeptes de plus en plus nombreux grâce à ses multiples avantages, à commencer par une grande résistance de l’assemblage tige/semelle. Permettant l’automatisation de l’étape de la fabrication des semelles extérieures et de confort, ce procédé peut s’avérer économique, même s’il nécessite d’importants investissements en machines. Outre la résistance de l’assemblage tout juste mentionnée, on peut aussi mettre au crédit de cette technologie l’accroissement du nombre des matières injectables qui ont permis d’améliorer les chaussures en matière de légèreté, de confort et de look des produits.

La plupart des chaussures qui ne sont pas injectées font l’objet d’un montage collé (également appelé soudé). Cette technologie le plus souvent automatisée autorise la fabrication de chaussures à la semelle assez fine, souvent en caoutchouc. Plusieurs fabricants soulignent le caractère esthétique des chaussures collées mais relèvent aussi une résistance à l’abrasion et aux produits chimiques moins élevée que les chaussures injectées et une moins bonne absorption des chocs au talon. Outre les deux technologies évoquées, il faut aussi citer la vulcanisation. Ce procédé qui consiste à compresser contre la tige une bande de caoutchouc, seule matière utilisée pour les semelles vulcanisées, donne naissance à des chaussures dont la semelle offre une très haute résistance à la chaleur pour répondre aux besoins spécifiques des utilisateurs dans l’industrie lourde.

On citera enfin pour mémoire l’assemblage tige/semelle par piqure simple ou double des chaussures cousues, une méthode traditionnelle autrefois couramment utilisée pour les chaussures de sécurité en cuir. Requérant de nombreuses opérations manuelles, donc coûteux, ce procédé est aujourd’hui pratiquement tombé en désuétude même si certains fabricants inscrivent encore de rares modèles de chaussures cousues à leur gamme pour satisfaire les besoins d’utilisateurs de plus en plus rares.

La sécurité d’abord

Près du quart des accidents du travail sont provoqués par une chute de plain-pied, la glissade étant l’un des tout premiers facteurs de risque au travail. Le grip d’une chaussure, soit sa capacité à adhérer au sol, demeure l’un des principaux axes de recherche des fabricants, parfois menée en collaboration avec des spécialistes des semelles (vous retrouverez la mention d’un des plus réputés dans plusieurs des produits qui vous sont présentés dans ce dossier). Cette recherche d’optimisation de l’adhérence au sol contribue au développement d’une offre segmentée de plus en plus finement, le grip d’une chaussure dépendant de divers paramètres dont la nature du sol, les conditions climatiques et la température. Sur ce point, on évoquera ici la réflexion d’un fabricant français, Bossi S.24 pour ne pas le citer qui estime que, pour que les utilisateurs soient équipés de chaussures les mieux adaptées à leurs besoins, il serait bon que la filière mène des actions pédagogiques visant à expliquer ce que recouvrent exactement certains points de la norme. « En matière d’antiglisse, la majorité des utilisateurs, ainsi que nombre de distributeurs, ignorent quelles sont les caractéristiques et les applications des semelles normées SRA et SRB. Ainsi, suivant le raisonnement selon lequel qui peut le plus, peut le moins, ils s’équipent d’une chaussure à semelle SRC, laquelle ne sera pas forcément la plus performante pour une application donnée ».

Les qualités d’adhérence d’une semelle d’usure ainsi que sa résistance à l’abrasion et aux matières glissantes dépendent de sa conception-même et de son dessin, du type d’éventuels crampons et autres renforts ainsi que de la matière, ou des matières, qui composent la semelle. Ainsi, le PVC, une matière économique et facile à utiliser mais existant en une densité unique et peu résistante chaleur a été largement supplanté par un autre type de polymère, le polyuréthane (PU), une matière souple et légère aux bonnes qualités mécaniques dont le désavantage principal tient à son manque de résistance aux températures de contact élevées. D’autres polymères et élastomères, comme le polyuréthane thermoplastique (TPU), sont venus étendre la gamme des matières disponibles pour l’injection des semelles de marche qui comprend également le nitrile (caoutchouc synthétique) présentant une haute résistance à la chaleur et à l’abrasion. Pour cumuler sur une même semelle les qualités de diverses matières, il est possible d’injecter deux couches de matières différentes ou une même matière en deux densités.

Objectif confort

Un utilisateur de chaussures de sécurité travaillant dans l’industrie automobile parcourrait en moyenne 12 à 14 km par jour, souvent en piétinant, ce qui augmente encore la fatigue. L’ensemble des marques réputées pour la qualité de leurs chaussures ont ainsi fait du confort un impératif absolu, dans l’objectif de réduire la pénibilité du travail et de prévenir les maux pouvant découler du fait de ne pas être correctement chaussés (sensation de jambes lourdes, douleurs ligamentaires voire TMS), générateurs de souffrance… et de nombreuses journées d’arrêt de travail.

Considéré sous cet aspect, le confort d’une chaussure de sécurité s’inscrit bien dans l’une des fonctions principales d’un EPI consistant à préserver la santé de l’utilisateur.  « A l’instar de ce qui existe dans l’univers de la randonnée ou du sport, la recherche de confort absolu est une priorité pour le service R&D de la marque » commente-t-on au sein de la toute jeune filiale française du groupe suédois Ejendals dont la marque de chaussures Jalas est entièrement tournée vers le confort de l’utilisateur. Une notion globale à laquelle n’échappe aucun détail de la conception d’une chaussure de sécurité, de la nature de la matière utilisée pour la fabrication de sa tige jusqu’à son système de laçage, en passant par les caractéristiques de ses différentes semelles et de sa doublure !

Nous ne décrirons pas ici par les diverses solutions apportées par les uns et les autres pour faire de leurs chaussures des EPI confortables (vous pouvez les retrouver dans la description des produits, représentatifs de l’offre disponible sur le marché, présentés dans cet article). Nous indiquerons toutefois en reprenant les termes du fabricant cité plus haut que ces solutions visent essentiellement à « guider le pied dans son déroulé naturel lors de la marche, en absorbant au maximum les chocs au talon dus à la marche (et pour cela, chacun à son savoir-faire) et en assurant une bonne répartition des appuis avec un élancement dynamique vers l’avant. »

Plus de bien-être

Partie intégrante du confort d’un EPI, la légèreté est l’un des tout premiers critères de choix d’une chaussure de sécurité. Au fil du temps, les chaussures se sont faites de plus en plus légères – certaines paires de chaussures S3 en taille 42 ont un poids inférieur à 1 000 g –, une amélioration qui doit pratiquement tout à l’évolution des matières utilisées pour la fabrication des produits. Pour prendre l’exemple du polyuréthane, dont nous rappelons qu’il est le plus utilisé dans la fabrication des semelles extérieures et intermédiaires, l’amélioration de sa capacité d’expansion a permis de gagner en poids pour un volume similaire. Si l’on considère les embouts de protection et les inserts anti-perforation, l’évolution est encore plus flagrante. Autrefois seul à entrer dans la composition de ces protections, l’acier s’est vu rejoint par d’autres métaux, plus légers, comme l’inox et l’aluminium, des composites (mêlant parfois polymère, fibre de verre, résine…) et des textiles techniques. Outre améliorer le confort des utilisateurs en allégeant les chaussures, ces matières ont parfois permis de renforcer la sécurité.

A titre d’exemple, on peut citer le concept Duo Protection de Lemaitre qui, pour une protection intégrale de la plante du pied, superpose entre la première de montage et la semelle de confort deux inserts, l’un en acier inoxydable et l’autre en textile technique. En outre, nombre de ces matières relativement récentes ne conduisent pas la chaleur ni le froid et sont amagnétiques, un impératif dans certains environnements de travail. Elles offrent aussi une résistance accrue à l’abrasion et aux produits chimiques, comme le relèvent de nombreux fabricants et notamment le Français Gaston Mille qui indique avoir particulièrement travaillé au cours des deux dernières années sur la conception d’une semelle en PU qui conjugue différentes qualités pour répondre à l’attente du marché en termes de légèreté (le poids de la chaussure est diminué d’environ 20%) , de confort et d’allongement de la durée de vie. Déclinés sous des formes différentes dont des tissus 3D, les textiles techniques confèrent imperméabilité, respirabilité ou encore chaleur à la doublure ou à la tige d’une chaussure. Et puisque l’on parle de la tige, on précisera qu’il existe là aussi, avec l’utilisation des microfibres, des alternatives à la matière naturelle traditionnellement utilisée dans la fabrication des chaussures de sécurité qu’est le cuir.

Choisies pour leurs qualités propres, ces matières synthétiques sont de plus en plus utilisées – même si le recours au cuir est très loin d’avoir disparu (particulièrement pour les produits destinés au secteur du BTP) –, aussi parce qu’elles sont souvent moins chères que le cuir. Faisant l’objet d’une demande croissante sur le marché mondial, celui-ci a en effet subi des hausses importantes au cours d’un passé récent et peut représenter jusqu’à 40% du coût de la chaussure.

Le look, déterminant

« Tout utilisateur d’une chaussure de sécurité pose d’abord ses yeux sur le produit puis, il le prend en main pour juger de son poids » indique Laurent Rebstock, chef produit chaussure chez Uvex Heckel « Ce qui explique que les attentes les plus fortes portent sur la légèreté et sur le look, deux critères placés à égalité, selon moi ».  Deux tendances qui ont émergé depuis déjà plusieurs années mais qui ne font que se renforcer, de l’avis des différents acteurs du marché. L’amélioration régulière des technologies qui, comme nous venons de le voir, permet d’apporter toujours plus de confort joue un rôle également bénéfique sur le look des produits. Certaines chaussures ressemblent à s’y méprendre à des chaussures de sports ou de loisirs qui, collection après collection, sont une source d’inspiration inépuisable dans le développement de l’offre d’un fabricant. D’ailleurs, les technologies appliquées aux chaussures de sport arrivent presque toujours sur le marché de la protection du pied, avec un décalage de quelques années. Parfois, ce décalage est plus important comme on peut le constater avec l’apparition récente sur le marché des chaussures de travail et de sécurité du système de fermeture Boa® qui permet un serrage rapide, simple et précis en tournant une mollette, initialement lancé il y a une vingtaine d’années sur le marché du sport.

Coté matières, la cohabitation sur la tige de textile tricoté avec un cuir synthétique favorise l’apparition de la couleur dans un univers qui s’est longtemps cantonné à quelques couleurs très classiques, le noir, le brun et le beige. Une évolution qui présente l’intérêt supplémentaire, relevé par certains acteurs du marché, d’utiliser des matières plus écologiques que le cuir à certains égards car produisant moins de déchets et souvent approvisionnées de contrées moins lointaines. Certaines matières utilisées pour l’embout de protection allient protection et finesse, à l’instar de l’aluminium.

Côté fabrication, l’amélioration des techniques d’injection des mousses PU a permis d’obtenir des semelles plus fines, plus « fashion ». Apparu après le PU, le TPU (polyuréthane thermoplastique, très utilisé pour les chaussures de football), ne forme pour ainsi dire pas de bulles lors de l’injection, une caractéristique intéressante pour l’esthétique de la chaussure. L’innovation sans doute la plus récente porte sur la mise au point d’un nouveau procédé de fabrication de la tige qui substitue le thermocollage à la piqûre des pièces. Le résultat est une tige sans coutures, à la fois plus esthétique, plus durable et plus confortable que les tiges fabriquées par piqûre des pièces. Applicable à différents types de matières, cette nouvelle technologie qui permet de jouer sur les couleurs et les motifs semble être en cours de démocratisation sur le marché de la sécurité, après l’avoir été sur celui du sport.

L’attente de plus en plus forte de la part des utilisateurs en produits qui suivent la mode a conduit fort logiquement les fabricants à accélérer de manière très sensible la cadence de lancement des nouveautés. Selon les fournisseurs du marché que nous avons interrogés sur ce point, le cycle de vie d’une collection dépasserait rarement cinq ans, alors qu’elle était d’environ du double quelques années en arrière.

Préconisation et marketing  

Cette règle semble valoir surtout pour les marques dont les produits sont essentiellement achetés en magasins par les utilisateurs eux-mêmes, majoritairement des artisans du second œuvre du bâtiment à la recherche de chaussure typés sport. Les achats réalisés par des acheteurs pour les salariés des grandes entreprises obéissent à d’autres règles, du moins en partie. « Pour une marque comme Puma Safety, achetée surtout en magasin, le look domine tous les critères d’achat, la légèreté et la souplesse venant juste derrière » expose Jérôme Bobinet qui commercialise la marque en France, « Les produits achetés en magasin ne sont pas tout-à-fait les mêmes que ceux qui sont choisis par les acheteurs des grandes entreprises pour lesquels le prix demeure souvent le premier critère ». A ces deux catégories d’acheteurs, on pourrait en rajouter une troisième susceptible d’influencer la décision d’achat et dont les préférences relèvent de la seule gestion du risque, comme on le souligne chez Ejendals/Jalas.

Chez nombre de marques bien implantées dans les grandes entreprises, on explique que le travail de l’équipe commerciale va en partie consister, à travers des actions de préconisation, à évoquer les avantages découlant pour l’entreprise de l’achat de chaussures de qualité que les salariés auront en outre plaisir à porter. Et les arguments de nature à diriger les acheteurs vers des chaussures de sécurité certes plus chères que les produits basiques mais qui s’avéreront au final plus économiques ne manquent pas : accidents et journées d’arrêt de travail moins fréquents, productivité renforcée, valorisation des employés participant à l’instauration d’un bon climat social, renouvellement moins fréquent des produits, chaussures et/ou semelles de propreté (donc économies en argent et en temps passé à faire les commandes)… Mener de telles actions nécessite d’être organisé en conséquence et de disposer des moyens humains et financiers que cela implique. Ce qui fait dire au chef produit d’Uvex Heckel que « les actions de préconisation permettent aussi de renvoyer aux entreprises utilisatrices l’image d’une marque forte et structurée, capable d’assurer un service de qualité à ses partenaires distributeurs au bénéfice des clients finaux ». Un avis partagé par d’autres fabricants  qui évoquent une stratégie efficace se traduisant par une hausse régulière des ventes menée dans le cadre d’une véritable démarche tripartite fabricant/distributeur/utilisateur dans l’intérêt de chacun.

Présentes également en magasins, ces marques n’en négligent pas pour autant ce dernier type de vente évoquant la nécessité de mettre en place des outils marketing permettant à l’utilisateur final de choisir le « bon » produit, un impératif pour le fidéliser.

Stabilité du marché  

Selon une étude du Synamap (Syndicat National des Matériels et Articles de Protection), le marché français des chaussures de sécurité était d’environ 6 millions de paires en 2009, les ventes représentant alors une valeur estimée à 145,5 Me soit 20% du marché de la protection individuelle. Nous ne disposons d’aucun chiffre fiable estimant ce marché à une date ultérieure, mais l’ensemble des acteurs s’accordent à penser que son volume n’aurait connu depuis 2009 aucune évolution sensible. Un fabricant évoque néanmoins une estimation qui ferait état, concernant le marché en 2015, d’un recul de deux points en volume, et de cinq points en valeur. Quant à l’évolution des prix des produits, les avis divergent, certains parlant d’une érosion régulière des prix, particulièrement pour les produits d’entrée de gamme, d’autres estimant que les prix de vente ont tendance à monter sur l’ensemble de la gamme sous l’effet de facteurs comme la hausse du prix du cuir et un taux de change du dollar défavorable entraînant une inévitable répercussion sur les prix. La segmentation du marché fait pour sa part une quasi-unanimité, les chaussures S3 et S1P représentant les trois quarts du marché dont la moitié reviendrait à la première catégorie citée.

Deux autres caractéristiques du marché des chaussures de sécurité sont également assez unanimement reconnues. La première concerne le fait que ce marché, déjà très bataillé, accueille chaque année des acteurs nouveaux, ou du moins des marques nouvelles, le nombre de fabricants n’augmentant vraisemblablement pas. L’autre est relative à la montée en puissance des MDD, particulièrement présentes dans la famille de produits faisant l’objet de ce dossier, et qui pourraient représenter de l’avis convergeant de plusieurs acteurs du marché 25 à 30% de celui-ci. Cette progression a pour effet mécanique de diminuer le poids des marques de fabricants sur un marché qui ne grossit plus et de tirer celui-ci vers le bas.

Innover, un impératif absolu

Sur un marché de la protection du pied totalement mature, chacun reconnait que, demain comme aujourd’hui, seule l’innovation est en mesure de tirer les ventes de ce secteur et d’assurer la pérennité de ses acteurs. Interrogés sur l’évolution que pourrait connaître ce marché dans les années à venir, tous aspects confondus, ils sont nombreux à penser que, de plus en plus, « Les ventes seront structurées autour de deux pôles, avec d’un côté les produits lookés et techniques, pas bon marché, et de l'autre les produits basiques très bon marché, achetés dans l’objectif unique de satisfaire aux exigences légales » résume Eric Vallery, responsable grands comptes d’Ejendals France. D’un point de vue technique, cette famille d’EPI qui dépend en tout premier lieu de l’évolution de la norme va s’orienter de plus en plus, selon de nombreux avis, vers la conception de produits spécifiques à chaque type de risque. Une spécialisation par métiers en quelque sorte vers laquelle le marché a évolué depuis plusieurs années déjà et qui nécessite un recentrage sur la qualité. Chacun est également persuadé que gagner sans cesse en look et en légèreté, dans le respect de la norme, sera le défi technologique à relever. Pour l’heure, certains fabricants spécialistes de la protection du pied explorent des pistes pour le futur, telle la semelle connectée…

Dominique Totin


Quelques acteurs majeurs d’un marché à l’offre pléthorique

Comme nous le relevions plus haut, le nombre d’acteurs présents sur le marché français de la protection du pied est important et en dresser la liste relèverait de la gageure. En effet ce marché met en lice de nombreux fabricants commercialisant sous leur(s) marque(s), des marques sous licence et/ou encore sous des MDD des gammes fabriquées dans diverses régions du monde et notamment en Europe (essentiellement en Italie, en Espagne et en Allemagne mais également en Scandinavie, en France ou encore au Portugal) pour tout ou partie de leur offre, selon les cas. A ces spécialistes de la protection du pied, il convient d’ajouter des groupes multi-spécialistes de l’EPI ainsi que des importateurs distributeurs du marché de la protection individuelle, sans parler des fabricants spécialisés dans une autre famille cet univers produits, généralement le vêtement de travail, qui font fabriquer des chaussures de sécurité représentant pour eux un complément de gamme commercialisé sous leur marque. Au total, plusieurs dizaines de marques, dont celles dont nous vous présentons dans le dossier un modèle nouveau ou récemment lancé, sont présentes sur le marché français de la distribution des chaussures de sécurité.

Nous évoquerons dans cet encadré en quelques mots quelques grands noms du marché français de la protection du pied, sans pouvoir, faute de données, indiquer les parts de marché revenant aux uns et aux autres.

Outre le groupe de distribution RG qui, avec sa marque propre Ergos, est peut-être le premier acteur du marché eu égard au volume de ses ventes, il faut mentionner dans le peloton de tête du marché l’Américain Honeywell Safety Products qui exploite plusieurs marques, dont sa marque éponyme, ainsi que le groupe italien U-Power, repreneur il y a trois ans de Jallatte, la marque historique du marché français qui est venue s’ajouter à celles que commercialisait déjà l’industriel italien, U-Power et Aimont. Cofra, un autre italien fabricant de chaussures à l’origine, devenu un multispécialiste de la protection individuelle et qui pourrait bien détenir le leadership du marché européen des chaussures de sécurité avec une production annoncée de 3 millions de paires compte aussi parmi les tout premiers acteurs du marché français. Derrière ce groupe de tête viendraient Lemaitre et Parade, des fabricants qui détiennent eux aussi des parts de marché importantes. Spécialiste de la chaussure de sécurité depuis plus de 40 ans, l’Alsacien Lemaitre, entré dans le giron du groupe indien Rahman il y a quelques années, fabrique ses produits sous sa marque éponyme, la marque premium du groupe (d’envergure européenne, elle est maintenant implantée en Amérique), et la marque Safetix. L’industriel de La Walck qui a largement contribué à développer une offre en chaussures spécialement conçues pour les femmes a renforcé sa notoriété au cours des dernières années et enregistre une assez forte croissance. Il en va de même de Parade, la marque de chaussures de sécurité du groupe Eram, premier fabricant français de chaussures détenant une dizaine de marques. Ayant lourdement investi au début de la décennie, Parade a depuis totalement refondu ses gammes, fabriquées en partie dans son site de production français. Selon les indications qui nous ont été transmises, viendraient ensuite les Français Gaston Mille et Bossi/S.24 autres acteurs importants du marché hexagonal. Figurant parmi les créateurs du marché auquel est consacré ce dossier, la société familiale plus que centenaire Gaston Mille, annonce des ventes de l’ordre de 400 000 paires de chaussures de sécurité dont 90% sont produites dans son usine française grâce à des investissements importants qui permettent à la marque de poursuivre une production innovante dans l’Hexagone « même si produire en France est un parcours semé d’embûches » tient à préciser le dirigeant de la marque, Nicolas Mille. Du côté de la marque périgourdine S.24, la stratégie est similaire avec une fabrication des chaussures à semelles injectées intégralement réalisée en France, les produits à semelles soudées étant fabriqués dans d’autres régions.

Cette liste d’une douzaine de marques pourrait s’allonger d’autres noms encore et notamment de celui du groupe allemand Uvex, qui fabrique dans son usine italienne les marques de chaussures Uvex et Heckel et qui figure, avec une production annuelle supérieure à 1,5 millions de paires parmi les « poids lourds » du marché européen. Et d'autres marques renommées sont également présentes par le biais d'importateurs et agents spécialisés dans les EPI, au nombre desquelles nous pouvons citer, par l'exemple Grisport, Puma ou Caterpillar.

Comme nous le signalions plus haut, il est impossible de citer toutes les marques présentes sur le marché français, même en se limitant à celles qui jouissent d’une certaine notoriété. Comme vous pouvez le constater à la seule présentation de produits dans ce dossier, elles sont nombreuses, et encore ne figurent-elles pas toutes dans cette présentation !


Bossi Industrie / S.24
Jungle


La chaussure S3 Jungle extraite de la ligne Worker de la marque française S.24 est un modèle à la tige haute en cuir pleine fleur avec soufflet en croûte de cuir et matelassage en mousse. Elle est équipée d’une semelle d’usure et d’une semelle de confort en PU, d’une membrane imper-respirante Dry alliant imperméabilité et respirabilité, d’une semelle anti-perforation en composite couvrant 100% de la plante du pied, d’une semelle de propreté Feeling anatomique, respirante, anti-bactérienne et offrant un soutien renforcé de la voûte plantaire et d’un embout de protection en composite léger et isolant thermiquement. Elle existe dans les pointures 39 à 47.

Lemaitre Sécurité
Trek Brun


La chaussure S3 Trek brun de la gamme Trail Vibram® de Lemaitre possède une tige en cuir pleine fleur pull-up hydrofuge et anti-abrasion avec des découpes et surpiqûres offrant robustesse et souplesse à la chaussure, même lors de nombreuses flexions, ainsi qu’une languette et un soufflet prévenant l’intrusion de saletés. Cette chaussure antistatique qui isole et protège du froid et du chaud est équipée d’une semelle Trail PU/nitrile Vibram® à crampons possédant un excellent grip et une forte résistance à l’abrasion. Elle est doublée d’une membrane imper-respirante Sympatex® pour garder au sec les pieds évoluant dans des milieux très humides. Elle possède un embout HDFC Fibre composite non métallique et non conducteur de froid ou de chaud et un insert anti perforation en textile composite haute ténacité. Comme l’ensemble des modèles de la gamme Trail, cette chaussure conforme aux normes additionnelles WR, Ci, Hi et HRO est proposée en deux chaussants, l’un adapté à la morphologie du pied féminin (du 35 au 39) et l’autre à celle du pied masculin (du 40 au 49).

Grisport-Seeds
Victoryl


La chaussure S3 Victory, un modèle de la marque Grisport de fabrication italienne et distribuée par Seeds, possède une tige respirante en maille synthétique et microfibre avec empiècements réfléchissants et doublure en maille respirante. Cette chaussure HRO HI SRC ESD très flexible et très légère bénéficie de la technologie Cross Safety by Grisport® avec une semelle d’usure à crampons tout terrain en caoutchouc et une semelle intermédiaire en PU. Elle est également équipée d’une semelle de propreté amovible antibactérienne, d’une coque en fibre de verre et d’un insert anti-perforation non métallique extra souple. Elle est proposée dans les pointures 36 à 48.   

Uvex Heckel
Macsole® Sport 2.0


Dédiées aux professionnels du transport, de la logistique et de l’industrie à la recherche de produits au look sport, légers et amagnétiques, les chaussures de la gamme Macsole Sport 2.0 de Heckel possèdent une semelle en caoutchouc antistatique, résistante à la glisse (norme SRA), aux huiles et produits chimiques ainsi qu’à la chaleur de contact jusqu’à 300°C (norme HRO) et à l’abrasion. La semelle de ces chaussures à talon arrondi, pour faciliter la conduite des engins, et à bout relevé à la pointe du pied pour prolonger la durée des produits, est équipée d’une couche confort en mousse EVA. Elle possède un profil autonettoyant, de larges surfaces portantes et des blocs de profils aux arêtes vives. Les chaussures Mascole Sport 2.0 sont équipées d’une semelle de propreté anatomique et amovible avec la face au contact avec le pied en textile perforé pour l’évacuation de la transpiration et l’autre face en EVA pour l’absorption des chocs. Cette collection Heckel est déclinée en cinq modèles à la tige en cuir avec semelle en composite anti-perforation (100% composite) et embout de protection extra-large non métalliques : trois chaussures S1P – deux à tige basse dont le modèle Macspeed 2.0 présenté en photo, en cuir suédé Denim bleu et textile mesh, et un à tige haute – et deux modèle S3 (tige haute et tige basse).

Netco Safety
Tiger


La chaussure de sécurité Tiger S3 SRC HRO WR de la marque ToWorkFor fabriquée au Portugal, est équipée d’une tige en nubuck avec doublure mesh Space 3D à structure alvéolée, d’une semelle intercalaire non métallique, d’un embout en polycarbonate et d’une semelle de propreté Comfort anatomique et antistatique. Sa semelle Hero en caoutchouc nitrile possède des crampons marqués et offre une excellente adhérence au sol. Elle possède un talon arrondi qui transfère l’énergie de la force d’impact en propulsion. Sa résistance à l’abrasion est élevée et elle résiste à des températures jusqu’à 300°C, comme le veut la norme. Elle existe dans une très large fourchette de pointures, du 35 au 51.

Dike
Jumper


Inspirée de l’univers du jogging, ce modèle à tige haute extrait de la gamme Jumper de la marque italienne Dike est une chaussure S3 à la tige en cuir pleine fleur huilé équipée d’une semelle SRC en PU à crampons pour une forte adhérence au sol qui remonte à l’avant du pied pour une protection accrue à l’abrasion. Munie d’un talon avec renfort, elle est équipée d’une semelle de confort également en PU, d’une semelle de propreté amovible en EVA, d’un insert anti-perforation en textile techinque Highsafe-Tex® et d’un embout de protection en aluminium Aluforce®. Elle est disponible dans les pointures 38 à 47.

ISM Puma
Dash Wheat


La chaussure S3 HRO SRC Dash Wheat de Puma Safety possède une tige en cuir nubuck imperméable et une semelle extérieure en caoutchouc avec des éléments de profil garantissant une forte adhérence au sol. Intégré sous le talon, l’élément ultra-léger en EVA idCell absorbe les chocs dus à la marche pour augmenter le confort de marche. Cette chaussure de sécurité pourvue d’un sur-embout de protection injecté est par ailleurs équipée d’une semelle intermédiaire en EVA qui optimise le déroulé du pied, une semelle de propreté ergonomique antibactérienne qui évacue la transpiration, un embout composite léger et une semelle anti-perforation souple FAP®.

Ejendals
Jalas Exalter


Exalter® 9508 de Jalas de la collection Exalter 2 est une chaussure S3 SRC légère, hydrofuge et antistatique équipée d’une semelle de marche en caoutchouc résistante aux huiles, d’une semelle intermédiaire en PU avec cambrion asymétrique en plastique et d’une semelle interne respirante et anti-bactérienne FX3 Exalter 2 composée de deux sortes d'EVA (souple et rigide), d'une fibre électroconductrice à base de polyester, d'une mousse et d'une double zone d’absorption des chocs en Poron® XRD®. Cette chaussure basse au look sport pour l’extérieur à la tige en microfibre possède un embout de sécurité en aluminium et un insert anti-perforation en composite traité plasma.

Blåkläder
Chaussure d’hiver


L’un des best-sellers de la gamme de chaussures de sécurité Blåkläder pour l’hiver est la référence 2415, est chaussure haute avec doublure Thinsulate parfaitement adaptée aux températures extrêmes, de -20°C à +30°C, et qui permet de conserver les pieds au sec grâce à ses propriétés hydrofuges et oléofuges. Son renfort en microfibre à l’intérieur du talon, absorbeur de choc, lui confère un grand confort. Parmi les autres points forts de ce produit figure également la possibilité de choisir entre deux coupes (normale ou large). Cette chaussure en cuir pleine fleur avec embout composite ou acier équipée d’une semelle extérieure en PU/TPU et d’une semelle anti-perforation en textile répond aux exigences de la norme EN ISO 20345, protection S3 SRC.

Honeywell Safety Products

Synergic


Dédiée aux industries pétrolières et aux applications difficiles en général, Synergic d’Honeywell est une chaussure S3 CI HI SRC conçue dans un cuir pleine fleur de première qualité disposant de coutures renforcées sur les quartiers et les parties supérieures pour faciliter l’évacuation des liquides et d’un embout de protection à l’avant en PU pour un maximum de robustesse. Offrant une résistance élevée à l’usure par l’eau en milieu humide et souillé, cette chaussure possède une semelle injectée en polyuréthane double densité à forte adhérence sur tous types de surface qui absorbe efficacement les chocs et une doublure Poromax® 3D assurant le maintien des pieds au sec et absorbant la transpiration. Ce modèle au liseré réfléchissant au talon et sur les côtés est par ailleurs muni d’une languette à goussets renforçant la protection et d’un col ergonomique rembourré garantissant un confort optimal dans toutes les positions. Munie d’une coque et d’un insert anti-perforation non métalliques, elle existe dans les pointures 35 à 49. 

Goodyear-Seeds
Adélaïde


Le modèle baptisé Adélaïde porteur de la marque Goodyear distribuée par Seeds est une chaussure S1P HRO SRA de type running comportant une tige synthétique thermo-moulée et antibactérienne avec une doublure en maille. La semelle extérieure collée de cette chaussure antistatique metal free est en caoutchouc. Adélaïde, proposée dans les pointures 41 à 46, est également équipée d’une semelle intérieure amovible et anatomique et d’une semelle anti-perforation en textile souple.  

EBM Distribution-Haix 
Black Eagle


Black Eagle de Haix est une chaussure antistatique S3 HRO HI CI WR SRC équipée d’une tige en microfibres et textile à système de fermeture rapide et avec doublure interne en Gore-tex Extended (3 couches pour une forte résistance à l’usure et un confort optimisé). Cette chaussure électrostatique possède une semelle d’usure en caoutchouc/PU avec lamelles (ville/sentier) flexible, légère et sans métal possédant un excellent grip et non marquante qui résiste à la chaleur, à l’huile et aux hydrocarbures. Elle est également munie d’une semelle intercalaire Perfect-fit matelassée, hydrophobe et antibactérienne existant en trois largeurs au choix, d’une semelle anti-perforation en textile et d’un embout de protection léger en plastique renforcé et fibres. Elle existe du 36 au 51.

Panther Safety
Indianapolis


Cette nouvelle chaussure Panther S3 au design sportif et au chaussant anatomique, adaptée à l’extérieur et à l’intérieur, possède une tige made in Italy en tissu hydrofuge, respirant et très résistant doublée d’un tissu tridimensionnel qui respire et sèche rapidement. Elle est équipée d’une première de montage en PU expansé qui participe à absorber les chocs et d’une semelle extérieure en PU/TPU de haute adhérence avec un système d’absorption de l’énergie au talon. Son embout ultraléger est en composite et sa semelle antiperforation, flexible, légère et assurant une très bonne isolation thermique, en composite multicouches. Cette chaussure ESD existe dans les pointures 35 à 49.

Helly Hansen
Magni


La chaussure Magni de Helly Hansen possède une semelle d’usure Vibram en caoutchouc pour une adhérence parfaite, une semelle de confort en PU2D soutenue par une première semelle Ortholite assurant l’amorti nécessaire pour de longues journées de travail. La membrane Helly Tech® de cette chaussure assure une imperméabilité par temps humide et pluvieux. Cette chaussure S3 possède une tige en cuir synthétique très résistant avec des renforts en TPU autour des orteils et du talon. Elle est équipée d’un embout en composite léger et d’une semelle anti-perforation en composite.


Cofra
Burst


Burst, une chaussure de sécurité S3 ESD SRC de la gamme Running de Cofra, possède une tige en cuir hydrofuge équipée du système de fermeture Boa® et d’une doublure  3D respirante et antibactérienne. Cette chaussure “lookée”, confortable et légère est équipée d’une semelle extérieure en PU/TPU anti-glissade qui absorbe efficacement les chocs dus à la marche et offre une résistance élevée à l’abrasion et d’une semelle confort en PU. L’embout de protection de la chaussure est en aluminium et son insert anti-perforation ne comporte pas de métal. Burst est disponible du 36 au 48.

Solid Gear-Hultafors
Phoenix GTX


Phoenix GTX de Solid Gear, une marque du groupe Hultafors, est une chaussure de sécurité S3, SRC, WR, HRO qui possède une tige en tissu en Cordura® Rip-stop avec éléments en cuir et une membrane imperméable et respirante en Gore-Tex® conservant les pieds au sec tout au long de la journée. Elle est équipée d’une semelle extérieure antidérapante en caoutchouc Vibram résistante aux huiles et à la chaleur, d’une semelle intérieure en EVA injecté avec cambrure en TPU et d’une semelle de propreté antibactérienne et respirante en EVA avec un coussin en mousse Poron® pour renforcer l’amortissement des chocs de la marche. Son système de fermeture Boa® aide à répartir la pression de serrage des chaussures et garantit un ajustement optimal de celles-ci. Sa semelle anti-perforation est en composite et sa coque en fibre de verre. Elle existe dans les pointures 36 à 48.

Portwest

Eden


Le brodequin Eden de la collection Portwest Pro est équipé d’une tige en cuir pleine fleur qui fait barrière aux intempéries. Sa semelle résistante à la chaleur en
PU/caoutchouc lui confère une excellente adhérence et une bonne absorption des chocs.

Cette chaussure de sécurité S3 HRO CI HI FO à laçage haut avec zip YKK possède une coque et une semelle anti-perforation en acier. Elle existe en noir dans les pointures 38 à 48.



Europrotection
Titanite


La chaussure de sécurité S3 SRC en cuir pleine fleur Titanite (réf. 9TITH) est conçue entièrement sans métal. Les renforts placés à l’avant et à l’arrière sont en en TPU. Sa semelle extérieure a une double densité PU/PU. Sa semelle intercalaire anti perforation est en textile et son embout de protection en composite. Cette chaussure de la marque Coverguard Footwear qui absorbe l’énergie par le talon et bénéficiant de la norme WR est proposée par Europrotection dans les tailles 39 à 47.



Difac
Senexis


Cette chaussure de sécurité S1P très légère pour femme de style cross trainer est pourvue d’une tige en cuir suédé et mesh avec une doublure en mesh de nylon. Sa semelle extérieure, double densité, possède un dessous en caoutchouc et une semelle intermédiaire en EVA moulé par injection. Ce modèle 100% non métallique est équipé d’un bout extra-large, d’une semelle intérieure de protection Lenzi avec insert en PU2D qui absorbe les chocs, et d’un renfort en TPU. Elle existe du 36 au 41.

Dickies
Medway


Adaptée au gros œuvre et aux travaux d’extérieur par tous les temps, Medway est une chaussure S3 WR HRO SRA à la tige en cuir pleine fleur huilé et à la doublure respirante. Elle est notamment équipée d’une semelle extérieure antidérapante et résistante aux huiles en EVA /caoutchouc avec un talon absorbeur de chocs, d’un renfort anti-abrasion avant et arrière en caoutchouc, d’un embout en composite, d’une encolure matelassée et d’un système de laçage rapide. Elle existe en noir et en marron du 40 au 47.


Jallatte
Jalfoxbat X2


Fabriquée dans l’usine Jallatte de Saint Hippolyte du Fort, Jalfoxbat X2 est une chaussure S3 CI HRO SRC en cuir pull-up hydrofuge avec matelassage de haut de tige, languette matelassée et doublure respirante en maille 3D. Sa semelle Triftane™ fighter est en nitrile pour la partie externe avec couche confort en Oxytane, un polyuréthane spécifique renforçant la souplesse, l’élasticité et la capacité d’amortissement de la semelle. Cette chaussure antistatique et amagnétique au chaussant large est par ailleurs équipée d’une première de propreté amovible en polyuréthane recouvert de tissu, d’un embout de protection et d’une semelle anti-perforation 100% composite. Elle est proposée dans les pointures 35 à 47.

Uniwork
Dusky


La chaussure de sécurité S3 Dusky Uniwork, fabriquée en Italie, est composé d’une tige en cuir pleine fleur renforcée par un sur-embout résistant à l’abrasion et doublée d’un textile à haut pouvoir respirant. La semelle cramponnée en PU2D avec système anti-torsion X3 apporte une adhérence optimale sur les terrains les plus difficiles. Normée CI, cette chaussure résiste aux conditions de travail les plus exigeantes, notamment dans le BTP. Elle est équipée d’un embout en composite et d’une semelle anti-perforation en textile. Pour plus de confort, ce modèle disponible du 38 au 48 possède une semelle de propreté Unisoft.

Base
Technologies LifePlus & OutDry


La marque italienne Base a développé une gamme de chaussures de sécurité réunissant les technologies LifePlus et OutDry® et spécialement destinée aux professionnels travaillant dans des environnements qui se caractérisent par la présence constante d’eau. La technologie LifePlus confère à la semelle une parfaite imperméabilité à l’eau, une forte résistance à la glissade et à l’usure provoquée par un contact permanent avec des liquides aqueux tandis que la membrane imperméable et respirante OutDry®, thermocollée à la tige d’un seul bloc sans coutures, agit comme une véritable barrière bloquant la pénétration de l’eau dans la chaussure. La combinaison de ces deux technologies se retrouve sur certaines chaussures équipées de deux types de semelles, une semelle TPU-Skin (pour les travaux d’intérieur avec présence d’eau)  ou une semelle en caoutchouc (pour les environnements extrêmes dont les mines, les forêts, les carrières…).

Parade
Geneva


La chaussure de sécurité haute S3 SRC pour homme Geneva de Parade possède une tige en cuir doublée d’un textile 3D et d’une première de propreté amovible. Cette chaussure noire antistatique, résistante aux hydrocarbures, hydrofuge et amagnétique est équipée d’une semelle en PU double densité (semelle d’usure et semelle intermédiaire en PU), d’un embout de protection en polycarbonate et d’un insert anti-perforation non métallique. Elle peut être fournie dans les pointures 39 à 48.